De nombreux miroirs étrusques à poignée présentent, comme celui-ci, un décor gravé sur le revers. Ces scènes présentent en majorité des personnages mythologiques. Quoique stéréotypées, elles connaissent de nombreuses variations. C’est sur l’autre face, soigneusement polie, que l’on se mirait.
Ce miroir est coulé d’une pièce et orné sur son revers d’une scène gravée, entourée d’un motif d’entrelacs. La représentation, dépourvue d’inscription, est énigmatique.
Cette composition de quatre personnages, deux hommes et deux femmes, connaît de multiples variations qui ne simplifient pas sa compréhension. Aux extrémités de la scène, se faisant face et appuyés sur des colonnes, se trouvent les Dioscures, les héroïques jumeaux Castur (Castor) et Pultuce (Pollux), coiffés du caractéristique bonnet phrygien. En l’absence d’attribut, les personnages féminins ne sont pas aisément identifiables.
Sur des compositions similaires, la femme habillée à gauche est souvent Menerva (Athéna), mais l’absence ici d’armure et d’égide compromet cette interprétation. Sur d’autres miroirs, la femme nue à droite est parfois nommée Thalna (déesse de l’enfantement) ou Turan (Aphrodite). Elle a aussi été interprétée comme Hélène, la sœur des jumeaux.
Ce miroir a probablement été découvert dans la nécropole de Palazzone, près de Pérouse. Les objets de ce type trouvés dans des tombes aristocratiques ou plus modestes servaient d’offrandes funéraires à des femmes principalement, mais aussi à des hommes.
Plusieurs miroirs représentant les Dioscures ont d’ailleurs été associés à des tombes masculines.
Type: Accessoire
Matériaux: Bronze
Date: 2è siècle avant J-C
Origine: Italie
Format: Long. 29 cm
Numéro d'inventaire: I 777
Droits d'auteur: Don d'Agostino Armadio, 1891
Quand l’art et la nature révèlent l’amour et le désir, naît un jeu de séduction entre les créations et celles et ceux qui les regardent. Une parade amoureuse qui se raconte au cœur de Genève.